
Nous revoilà en période de Noël…
Et comme toute période de Noël qui se respecte, me voilà de retour dans la petite ville normande qui m’a vue naître…
Et je dois bien le reconnaître, j’ai toujours cette impression bizarre quand je remonte la rue principale…
Je ne sais pas si ce sont les 5 années étudiantes passées à Paris THE capitale ou bien juste le fait de vieillir, mais c’est toujours étrange de recroiser ces gens que j’ai côtoyé tant d’années auparavant et qui me ramène à cette époque où je n’étais encore qu’une petite lycéenne de province, coincée entre ce que les autres voyaient de moi et ce que j’étais dans le fond…
Pourquoi cette nostalgie me direz-vous?
Pour la bonne et simple raison que pas plus tard que ce matin je suis allée au marché, fête de Noël oblige, ma Môman m’envoyait y faire une course. Et tout en remontant la rue principale, j’ai réalisé que tout comme moi, TOUT mon ancien lycée revenait à Noël dans sa famille !
Je vous entends déjà réclamer le debreifing de ceux qui se sont mariés, ou en passe de l’être, ceux qui sont déjà parents, ou de ceux qui ont juste, comme au lycée, continué à na pas faire grand chose de leur vie !
Et bien je suis désolée de devoir arrêté là la courses aux potins :
PERSONNE NE M’A RECONNUE
Est-ce un bien, est-ce un mal, ont-ils feint de ne pas me reconnaître ou ai-je vraiment tellement changée?
Physiquement, sans doute, 6 ans de plus, une nouvelle coupe de cheveux, un style différent du lycée, évidemment, il est loin le temps où je vénérais mon ciré Guy Cotten qui a défaut d’être beau marquait ma différence…Tout en me gardant bien au sec du crachin normand !
Mais je dois avouer que je n’ai pas l’impression d’être si différente de cette petite nana qui est montée dans la voiture pour Paris un beau matin d’octobre laissant sans regret derrière elle une petite ville à la pensée parfois plus qu’étriquée et pleine d’espoir devant tous ces nouveaux chemins qui s’offraient à elle !
Sans doute est-ce pour ça que je n’ai pas gardé de contact avec les gens du lycée qui dès l’entrée en 6e m’avaient calée dans une petite case dont je n’était pas prête de sortir…
J’avais besoin d’air pour m’envoler, besoin de vivre ENFIN ma vie par moi même sans avoir sans cesse le regard de tous ces lycéens qui me jugaient sans même me connaître. Besoin juste de redevenir une anonyme qu’on jaugerai sur ELLE et pas sur “ce qu’on avait entendu dire”.
Sans doute est-ce aussi pour ça qu’il ne reconnaisse pas, parce qu’ils ont gardé de moi l’image qu’ils s’étaient faite…
Et je dois le reconnaître : j’éprouve une certaine fierté maintenant quand je me balade dans les rues de ma ville de voir que mes “camarades” de lycée ne me reconnaissent pas…
…Encore une preuve, s’il en fallait, que je ne suis définitivement pas celle qu’ils imaginaient…













